DOSSIER
LES NOUVEAUTÉS DE LA RENTRÉE 2014-2015
le coût élevé de la mise en oeuvre de ces
activités et leur difficulté à recruter des ani-
mateurs, auxquels s’ajoutent des problèmes
logistiques liés au transport ou à la cantine.
Résultat : un grand nombre d’entre elles vont
se contenter de prolonger la garderie ou
feront payer aux parents l’accès aux activités
périscolaires. Benoît Hamon a bien apporté
quelques assouplissements au projet initial en
donnant notamment la possibilité aux maires
qui le souhaitent de regrouper les activités
périscolaires sur une demi-journée. Il a égale-
ment promis que des aides financières
seraient reconduites et que les communes qui
le souhaitent pourraient réduire d’une heure
le temps de travail hebdomadaire en
échange d’un raccourcissement des vacan-
ces. Ces annonces sont loin d’avoir tout réglé.
Certains maires ont d’ores et déjà annoncé
qu’ils n’appliqueraient pas la réforme, quitte
à se mettre hors-la-loi. En réponse, le ministre
a promis des actions en justice contre les
communes récalcitrantes.
Comme nous l’avons fait régulièrement dans
ces colonnes, nous reviendrons naturellement
sur la généralisation de ces nouveaux rythmes
scolaires, qui sont loin de recueillir l’approba-
tion générale, notamment de la part des
parents d’élèves, comme l’a montré la PEEP
dans une récente consultation où 63 % des
L
a rentrée 2014 sera marquée par de
nouvelles dispositions issues de la loi sur
la refondation de l’école du 8 juillet
2013, dont certaines vont profondé-
ment modifier les habitudes des enseignants
et des familles.
L’heure de vérité pour les nouveaux
rythmes scolaires
C’est sans aucun doute la réforme qui génère
le plus de craintes. A partir de la rentrée, finie
la semaine de 4 jours. Tous les élèves de pri-
maire iront désormais à l’école quatre jours et
demi par semaine. Si le temps d’enseigne-
ment reste de 24 heures par semaine, il sera
dorénavant réparti sur 9 demi-journées au lieu
de 8. Quelques communes ont fait le choix du
samedi matin, mais dans la très grande majo-
rité des cas, c’est le mercredi matin qui sera
travaillé. Chaque journée d’école ne devra
pas dépasser 5 h 30 (3 h 30 pour la matinée
supplémentaire). La pause du midi, elle, ne
pourra être inférieure à 1 h 30. Cette nouvelle
organisation a pour objectif de renforcer l’at-
tention et la concentration des enfants tout
au long de la journée. Après les cours, les mai-
ries sont censées proposer aux élèves des
activités périscolaires (sport, activités culturel-
les ou artistiques, etc.). C’est là que le bât
blesse. La plupart des communes dénoncent
La rentrée
décalée
Elle devait avoir lieu le 1er
septembre. La rentrée des
élèves se fera finalement le
lendemain, le mardi 2
septembre. Cette décision
prise lors du Conseil
supérieur de l’éducation du 16
mai dernier est la
conséquence du report de la
pré-rentrée des enseignants
du vendredi 29 août au lundi
1
er
septembre. Le ministre de
l’Education nationale, Benoît
Hamon, a expliqué ce décalage
par des soucis de gestion
informatique des contrats des
nouveaux enseignants, mais
plusieurs syndicats
d’enseignants se sont vantés
d’être à l’origine de cette
demande. Cette journée ne
sera finalement pas rattrapée
au cours de l’année.
Dans une récente consultation organisée par la Peep, 63 % des parents ayant des enfants en primaire se sont prononcés pour l’abandon de la
réforme des rythmes scolaires.
numéro 382 - Août-septembre-octobre 2014 -
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