DOSSIER
contre 320 jusque-là. Ces intitulés seront com-
muns à l’ensemble des universités françaises.
Les licences seront désormais réparties en 4
grands domaines d’études : arts, lettres et lan-
gues ; sciences humaines et sociales ; droit,
économie et gestion ; sciences, technologies
et santé.
Autre nouveauté : la naissance d’un BTS
Systèmes numériques (SN) issu de la fusion des
BTS IRIST et SE. Celui-ci a vocation à couvrir le
domaine de l’informatique industrielle et
embarquée. Deux options seront proposées :
une option Informatique et réseaux (IR) qui
mènera aux métiers de technicien ou d’admi-
nistrateur réseaux et une option Electronique et
communication (EC) plus tournée vers la main-
tenance (technicien de maintenance en infor-
matique, technicien électronicien…).
n
sur lesquelles il n’est donc pas utile d’insister
en primaire.
Une transition en douceur
vers le collège
Malgré quelques avancées, le passage en
sixième reste un moment délicat pour de nom-
breux élèves. Pour éviter que certains ne
décrochent, la loi sur la refondation de l’école
a imposé la création, dans chaque secteur,
d’un conseil école-collège. Cette structure,
composée de professeurs des écoles et des
collèges et présidée par l’inspecteur chargé
de la circonscription, a pour but de favoriser les
échanges entre les équipes et de renforcer la
cohérence entre le primaire et le secondaire.
Les enseignants peuvent ainsi, deux fois par an,
partager leurs expériences mais aussi proposer
au conseil d’administration du collège et aux
conseils des écoles la mise en place de projets
pédagogiques communs. A partir de la rentrée
2014, chaque secteur devra avoir mis sur pied
son conseil école-collège, mais certains sont
déjà actifs depuis plusieurs mois. Au collège
Anne Frank d’Illzach (68), par exemple, les
enseignants du collège envisagent de mettre
en place à l’attention des élèves de CM2 un
atelier théâtre, un travail sur l’antiquité basé sur
les bandes dessinées d’Astérix ou encore l’illus-
tration du règlement intérieur. Au collège du
Verney à Sallanches (74), le conseil prévoit des
rencontres musicales entre écoliers et collé-
giens ou encore un travail en commun à l’oc-
casion du printemps des poètes.
De nouvelles filières dans le supérieur
La rentrée universitaire sera marquée par une
diminution du nombre de mentions de licence
générale. Il ne subsistera que 45 intitulés,
numéro 382 - Août-septembre-octobre 2014 -
www.peep.asso.fr24
LES NOUVEAUTÉS DE LA RENTRÉE 2014-2015
Le 30 juin, Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat
en charge de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche, a annoncé la création de 77 500
nouvelles bourses annuelles pour « les étudiants
des classes moyennes aux revenus modestes ».
Des frais de scolarité en hausse pour les futurs ingénieurs
Télécom ParisTech, Télécom Bretagne, Télécom
SudParis mais aussi les écoles des Mines de Paris de
Saint-Étienne, Alès, Douai, Nantes et Albi-Carmaux… A
la rentrée, les droits de scolarité de ces neuf écoles
d’ingénieurs publiques dépendant du ministère du
Redressement productif vont passer de 850 euros à
1 850 euros. A cette somme pourront aussi s’ajouter des
frais de scolarité.
Cette flambée des coûts est censée compenser en partie
la stagnation, voire la baisse, des subventions accor-
dées par l’État. Seuls les nouveaux étudiants sont
concernés par cette hausse des droits d’inscription.
Ceux qui sont déjà inscrits paieront les mêmes frais
que les années précédentes. Quant aux étudiants bour-
siers, ils continueront à en être exonérés.
Rappelons que les frais d’inscription en DUT et en
licence, par exemple, s’élèvent à 184 euros pour la ren-
trée universitaire 2014-2015.
Retour de
l’histoire-
géographie en
terminale S
Dans le cadre de la
réforme du lycée, l’his-
toire-géographie redevient
obligatoire en terminale S.
Cette matière fera désor-
mais l’objet d’une évalua-
tion à l’épreuve terminale
du baccalauréat et non
plus lors des épreuves
anticipées de fin de
première.
Des dispositions
transitoires sont prévues
pour les élèves qui auront
échoué au baccalauréat
2014.




